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Fandraisana Fandalinana soratra masina Nicodème (Jean 3: 1-21)

Nicodème (Jean 3: 1-21)



Dans ce texte, Jésus critique le perfectionnisme pharisien. Les pharisiens ont toujours le souci de faire exactement ce qu’il faut faire dans tous les cas (suivre la loi à la lettre). Selon eux, l’homme a la capacité d’arriver à la perfection, à la connaissance de Dieu, en faisant un certain nombre d’actes. Ils se font leur salut peu à peu en progressant.

 

Mais Jésus émet une vive opposition à cette progression prêchée par les pharisiens. Pour Lui, il faut naître de nouveau. Non pas une progression, mais un renversement, une nouveauté.

Ce récit raconte l’histoire d’un homme appelé Nicodème. Nicodème est un bon pharisien, un notable, un type bien. Il cherche sincèrement à mieux connaître Dieu, ses exigences et ses demandes. On le reverra deux autres fois dans l’Evangile de Jean : une fois devant le Sanhédrin, quand les pharisiens décideront la mise à mort de Jésus, Nicodème prendra la défense de Jésus en disant qu’ils ne doivent pas condamner Jésus sans l’avoir écouté (Jn 7 : 50). Ensuite, il sera là pour l’ensevelissement de Jésus. Il y aidera (Jn 19 : 39).

Verset 1 et 2 : Ici, Nicodème vient trouver Jésus de nuit. Il arrive avec un certain respect pour Jésus. Sa salutation et sa question est dans le style rabinique. Sincère mais prudent, Nicodème est tout le contraire des disciples qui sont tout feu tout flamme. Il est prêt à mettre en cause ce qu’il pense être vrai et juste. Tout le monde n’est pas capable de ce genre de démarche. Mais il est très prudent en face des révolutions qu’apportent Jésus, même s’il a l’impression que ceux-ci sont du domaine prophétique.

Verset 3 : Nicodème amorce avec, Rabbi, on sait que……… Mais Jésus se met à lui parler d’autre chose. Il prend l’initiative du dialogue. En face de Nicodème, un pharisien qui vient à lui avec son perfectionnisme et sa progression, Jésus dit : En vérité, en vérité Je vous le dis, à moins de naître d’en haut (TOB), nul ne peut voir le royaume de Dieu. Naître d’en haut a deux sens. Cela veut dire aussi naître à nouveau. Vu ce que Nicodème Lui répond, il avait plutôt compris naître à nouveau.

Verset 4 : Il dit : Comment un homme pourrait-il naître s’il est vieux, pourrait-il rentrer une seconde fois ……. Cette question de Nicodème paraît naïve, parce qu’on imagine bien que Jésus ne veut pas parler d’une nouvelle naissance physique. Mais sa question est vraiment une question de disciple. Il se fait plus bête qu’il ne l’est. Ou bien, il veut pousser Jésus dans ses derniers retranchements, pour l’inciter à expliquer d’avantage son affirmation. Apparemment, du reste, il accepte le terrain sur lequel Jésus place le dialogue.

Verset 5 : Jésus lui répondit : En vérité, en vérité Je vous dis : nul, s’il ne nait d’eau et d’esprit, ne peut entrer dans le royaume de Dieu. Jésus ajoute quelque chose de nouveau, naître d’eau et d’esprit. L’eau fait allusion au baptème de Jean Baptiste, le baptème de repentence, exprimant le repentir, l’incapacité de l’homme à arriver à quoique ce soit et l’attente de Dieu. Et l’esprit, c’est l’Esprit de Dieu, c’est Dieu. C’est donc une naissance que seul Dieu est capable d’opérer. C’est une nouvelle naissance.

Verset 6 : Ce qui est né de la chair est chair, et ce qui est né de l’Esprit est esprit. La chair, c’est du côté de la créature, l’esprit, du côté de la création (Celui qui peut créer), de l’imagination. Du côté de la créature, il y a tout le signe de la naissance, de la vie, de la mort. Tandis que du côté de la création, c’est le nouveau, la liberté, le solide, ce qui dure. Est-ce-que cela veut dire qu’il y a une séparation entre les deux ordres (chair et esprit) ? Non ! Ce que Jésus veut dire, c’est que grâce à Lui, ce qui est né de la chair, peut naître dès maintenant de l’Esprit, peut accéder à cet ordre de la création, de l’imagination, de la liberté et naître à la vie éternelle. La nouvelle naissance dont parle Jésus est une nouvelle naissance, maintenant, sur terre. C’est maintenant que cela se passe. Tout ce que veut faire Jésus c ‘est pour maintenant. C’est la vie, bien que c’est la vie éternelle. C’est la même chose. La vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, Toi, le seul vrai Dieu, et celui que Tu as envoyé, Jésus-Christ (Jn 17 : 3). La vie éternelle commence maintenant. C’est avant tout maintenant. Cela aura surement une suite, mais c’est à la liberté de Dieu et à sa grâce. Donc, par Jésus, il n’y a plus de séparation entre la chair et l’esprit, entre le ciel et la terre.

 

Ce qui frappe, quand on lit ce texte, c’est le parallèle avec la naissance de Jésus. Dans le crédo, on dit : Je crois en Jésus-Christ, conçu du Saint-Esprit. Cela veut dire, comme on vient de voir, naître d’en haut. Cela démythologise, cela démythifie la naissance de Jésus. Cela ne fait plus de la naissance de Jésus une légende. Il est né d’esprit comme nous qui sommes appelés à naître d’esprit. En même temps, cela nous donne la vraie dimension de cette nouvelle naissance que Jésus nous appelle à vivre. C’est la même naissance que celle de Jésus. Seulement, pour Jésus, c’est dès le début qu’Il est né d’Esprit, tandis que pour nous, c’est maintenant que nous avons à naître d’eau et d’esprit, c’est maintenant que nous avons à naître à cette vie nouvelle.

Versets 7 et 8 : Jésus explique. Le vent souffle où il veut……. Le vent, c’est une image de l’Esprit. Ce qui est frappant, c’est que c’est encore une image de liberté. L’Esprit de Dieu n’est pas un esprit oppresseur. Ce n’est pas la courroie de transmission entre Dieu et nous qui nous oblige, mais c’est un esprit qui nous permet de rentrer dans la liberté de Dieu, où l’homme est encore plus libre qu’il ne l’était, à la fois vis à vis du monde et vis à vis de Dieu. Ce qui fait que tout homme né de cet Esprit, accede à la création et à l’imagination. En même temps, il est dans la seule chose solide, puisque c’est une chose qui vient de Dieu. Ce qui est drôle, c’est que ceux qui n’ont pas expérimenté cette vie nouvelle, pense que c’est leur logique à eux qui est solide.

Verset 9 à 13 : Nicodème reprit la parole : Comment cela peut-il se faire ? …..comment croirez-vous quand je vous parlerai des choses celestes…..le Fils de l’Homme qui est dans le ciel. Quand Jésus dit : nous… et vous ne recevez pas notre témoignage, c’est pour montrer qu’Il parle en communion avec tous les prophètes qui ont parlé avant Lui (Esaïe, Jérémie,…etc…). Les choses terrestres, c’est cette naissance d’en haut, cette naissance d’eau et d’Esprit qui commence dès maintenant sur terre. Les choses célestes, c’est, par exemple, le mystère de la filiation divine de Jésus, la trinité, l’exhaltation de Jésus par la croix …etc...

Versets 14 et 15 : Et comme Moïse éleva le serpent dans le désert,…….. Jésus fait le parallèle entre le serpent d’airain élevé par Moïse dans le désert et son l’élévation, qui est, en fait, à la fois son élévation sur la croix et son élévation en gloire lors de sa résurrection et son ascenssion.

Verset 16 : Car Dieu a tant aimé le monde….. Ce verset est passé comme le centre de l’évangile de Jean, des quatre évangiles, du Nouveau Testament et de la Bible tout entière. Dans ce verset, il faut donner leur poids à toutes les parties. Il y a le but : afin qu’il ait la vie éternelle, mais il y a aussi le témoignage de la première partie du verset, sur l’amour de Dieu pour le monde. C’est le plus important, parce que c’est là dessus que l’on doit se fonder pour croire en Lui. Parfois, les chrétiens sont tellement pressés d’aller au paradis, qu’ils oublient de bien voir la manière dont Dieu avait aimé le monde. A la limite, cela devrait nous suffire si le verset s’arrêtait après son Fils Unique. Tout est dit la-dedans. Le reste, c’est de l’ordre du superflus de l’amour de Dieu.

 

Après, il y a : afin que quiconque croit en Lui ne périsse pas. Croire, avoir la foi, est un mot devenu tellement technique, qu’on perd son vrai sens. Croire en Dieu, c’est s’appuyer sur Lui, avoir confiance en Lui, penser que le plus solide n’est pas ce que je pense mais c’est Dieu, c’est son amour, c’est son Fils Jésus-Christ. Donc, si on expérimente ce qu’Il dit, on ne sera pas déçu, car on trouvera un terrain encore plus solide que celui sur lequel on vivait jusqu’à présent. Quiconque croit en Lui….ait la vie éternelle La mort et la vie, c’est être séparé de Dieu ou être en communion avec Dieu.. Donc, encore une fois, c’est maintenant que la vie commence pour ceux qui croient en Jésus.

Verset 17 : Dieu, en effet, n’a pas envoyé son Fils dans le monde pour juger le monde, mais pour que le monde soit sauvé par Lui. Pas mal de chrétiens n’entendent pas cette parole de Jésus. A la rigueur, ils l’entendent pour maintenant, mais ils pensent toujours qu’à la fin, aux derniers jours, il y aura un sacré jugement. Mais Jésus dit le contraire ici. Le but de Jésus, c’est de sauver. En tout cas, dans l’évangile de Jean, lorsqu’on parle de prédestination, c’est toujours la prédestination au salut. La volonté de Dieu est toujours positive. Elle est pour le salut des hommes. Jésus insiste sur cette idée dans les versets 16 à 18.

Verset 18 : Celui qui croit en Lui n’est pas jugé, mais celui qui ne croit pas est déjà jugé, parce qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu. Le jugement a eu lieu, car chaque homme se juge lui-même dans la réponse qu’il donne à Jésus, dans l’accueil qu’il fait ou non de Jésus. Et on va le voir avec le verset 19 :

Verset 19 : Et voici le jugement : la lumière est venue dans le monde, et les hommes ont aimé les ténèbres plus que la lumière, parce que leurs œuvres étaient mauvaises. Les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière. Bien sûr, ils se jugent, ils se condamnent, ils meurent en refusant la lumière. Et c’est tellement évident qu’il n’y a pas à reporter sur Dieu la responsabilité de ce jugement ; comme si nous nous débrouillons comme nous le pouvons et ce n’est pas notre faute si ensuite nous sommes damnés. Non ! C’est vraiment notre faute si nous ne recevons pas cette lumière. C’est sur terre que nous nous jugeons. La séparation de ceux qui ont reçu Jésus et ceux qui l’ont refusé se fera tout naturellement à la fin des temps.

Verset 20 : Car quiconque fait le mal a de la haine pour la lumière et ne vient pas à la lumière, de peur que ses œuvres ne soient réprouvées. Le salut fait un peu mal, car il faut venir à la lumière. Arriver en pleine lumière fait un peu mal, car à la lumière, on ne peut plus rien cacher. Mais quand on refuse de venir à la lumière, c’est encore pire, car on est dans l’impossibilité de vivre cette nouvelle vie que Jésus donne, on est damné, perdu, mort.

Verset 21 : Mais celui qui pratique la vérité vient à la lumière, afin qu’il soit manifeste que ses œuvres sont faites en Dieu. Les occidentaux font de la vérité une notion intellectuelle, une notion de connaissance. Pour la Bible, c’est une notion d’action. La vérité c’est Dieu, et Dieu est une personne vivante qui agit. Ce n’est pas seulement quelqu’un qui sait et qui donne un savoir. De même, l’Esprit n’est pas seulement quelque chose qui donne des idées, c’est quelque chose qui met en mouvement, car c’est un sacré mouvement en lui-même. La Bible le compare au vent, à l’eau et au feu qui sont des choses en mouvement. Donc, on fait la vérité. C ’est extraordinaire de faire la vérité. Cela veut dire que la vérité se construit. Faire la vérité, c’est faire ce qui est vrai dans la nature du monde tel que Dieu le veut. En fait, la vérité, ce n’est pas uniquement la nature, le cours naturel des choses : la naissance, la vie, le pouvoir de la nature, la transformation, la mort ; la vérité, c’est le sur quoi le monde devrait vivre : c’est le miracle, le miracle de la liberté, de la création, de l’imagination. C’est ce que l’Esprit insuffle à ceux qui acceptent de naître à nouveau pour entrer dans la liberté de Dieu. Avec Dieu, ils font la vérité, ils font des miracles.

 

Arilaza RANDRIAMAHEFASOA

 

Mis à jour (Vendredi, 04 Novembre 2011 08:29)

 
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